Plan de la soutenance orale au DC1 (ASI et ISIC) DEASS

Bonjour, vous trouverez dans cet article un exemple de trame d’une soutenance orale réalisée par une étudiante candidate assistante sociale avec laquelle j’ai pu organiser plusieurs sessions de jury blanc en privé afin de la soutenir à affronter son épreuve. Même si vous n’êtes pas en formation d’assistant social mais de CESF vous pouvez vous inspirer de cette méthodologie pour votre oral. En effet, les candidats font souvent l’erreur face au jury de répéter ce qu’ils ont écrit dans leur dossier alors que ce qui est demandé c’est de prendre de la distance, de la hauteur sur votre parcours de formation. 
Les étudiants en formation d’assistant de service social et CESF vous avez donc tout intérêt à proposer des axes originaux en faisant des liens avec votre pratique ! Sincèrement le jury se fiche des définitions de la relation d’aide, de l’écoute active, de l’éthique ou encore de la déontologie ! Non ce que le jury va évaluer lors de votre soutenance orale  c’est la façon dont vous vous êtes approprié le concept. Par exemple si vous évoquez l’éthique dans le cadre du partage d’informations à caractère secret (ce que trop d’étudiants (et professionnels je vous rassure) appellent encore le « secret partagé ») n’hésitez pas à illustrer d’un exemple de stage où vous avez été amené à composer avec ce concept. 
Les possibilités de soutenance orale sont variables à l’infini ! Il n’existe pas de concepts plus originaux que d’autres ce qui fera la différence dans la notation c’est votre capacité à ne pas être « scolaire » mais véritablement professionnel (n’oubliez pas que le jury  se demandera si demain vous pourrez être opérationnel sur le terrain et donc son hypothétique collègue 🙂 mais ça fera l’objet d’un autre article où je vous décrirai les coulisses des jury  DC1 et DC2.

VOUS SOUHAITEZ ÊTRE SOUTENU DANS L’ÉBAUCHE DE VOTRE TRAME POUR LA SOUTENANCE ORALE ? BESOIN DE COACHING POUR ANTICIPER LES QUESTIONS POUVANT ÊTRE POSÉES PAR LE JURY CESF ET DEASS ? 

J’espère que cet exemple (j’en prévois un autre plus adapté peut-être aux CESF) vous permettra de mieux appréhender les attendus. En attendant si vous avez besoin d’une aide à la rédaction, une correction ou une reformulation de votre soutenance orale DPP n’hésitez pas à me contacter
De même si vous souhaitez organiser des sortes de jurys blancs pour vous entraîner avant votre oral et anticiper les questions souvent déstabilisantes du jury je peux vous aider. 

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EXEMPLE D’UN ORAL ASI/ISIC AU DEASS 

Bonjour je me présente Prénom Nom. Je suis candidate au diplôme d’État d’Assistant de Service Social
Dans le cadre de cette soutenance DPP, je souhaiterais vous présenter deux points forts qui ont marqué mon parcours de formation et qui ont particulièrement interrogé ma pratique professionnelle à savoir l’importance de la communication écrite et orale dans le quotidien de l’assistant social et les différents aspects de la relation d’aide. 


En effet, avant d’intégrer la formation d’assistant de service social j’étais déjà sensibilisée à l’intérêt de pouvoir communiquer au niveau écrit et oral lorsque j’étais aide-soignante. A ce titre j’étais amenée régulièrement à collaborer avec les membres de mon ancienne équipe. Cependant, ces aspects étaient très succincts puisque la majeure partie de mon travail étaient en relation exclusive avec les enfants et les parents. 


Dès mon entrée en formation et dans le cadre de mon stage de première année réalisé dans un service social hospitalier j’ai rapidement pris conscience de la place des transmissions écrites et orales dans la pratique quotidienne de l’assistante sociale. En effet, nous étions régulièrement amenées à échanger avec le personnel soignant de la situation d’un patient. Dans ce contexte, bien que j’avais des notions de cette forme de partenariat interne il était difficile au départ de me prendre la parole en réunion et d’argumenter sur les éléments du parcours du patient. A force d’observation, j’ai pu intégrer dans ma pratique des outils me permettant de moins appréhender cela et j’ai su progressivement trouver ma place au sein de ce type de concertation en parvenant à mettre en lumière des aspects incontournables à prendre en compte pour le reste de l’équipe. Pourtant, lors d’une de ces réunions j’ai été confrontée à une notion inhérente au travail social qu’est le partage d’informations à caractère secret. En effet, il était prévu d’échanger autour de la situation d’une patiente âgée qui a été opérée d’une fracture de la hanche et dont les infirmiers avaient constaté des coups sur son corps. L’assistante sociale du service avait pu creuser ce point avec la patiente qui lui a expliqué qu’elle était maltraitée par un de ses aidants familiaux sans pour autant vouloir les dénoncer. De ce fait, ma référente a souhaité que cette patiente puisse être maintenue dans le service le temps de pouvoir intégrer un EHPAD afin d’éviter que cette maltraitance se poursuivre et pour protéger la personne. Ainsi, étant tenue au secret me concernant il était délicat de savoir ce que je pouvais délivrer à l’équipe soignante comme informations mais grâce aux conseils de ma référente j’ai pu mettre en évidence la nécessité de laisser cette patiente se maintenir pour une période au service afin d’avoir le temps d’engager les démarches nécessaires. 


Puis lors de mon stage DEASS de deuxième année réalisé en CSAPA, j’ai constaté que la communication écrite avait une place importante dans la pratique quotidienne puisque j’étais chargée d’intervenir sur de nombreux aspects de la situation de la personne notamment au niveau du logement, de l’emploi, de la santé. De ce fait, afin d’apporter une réponse globale aux problématiques exprimées par les usagers j’étais amenée à développer les axes de travail en ne me limitant pas à mon contexte institutionnel mais en ouvrant vers l’extérieur. En effet, il s’agissait de publics hébergés en appartements thérapeutiques du fait du sevrage d’une addiction. Cette prise en charge est contractualisée de façon temporaire jusqu’à la stabilisation de la personne et sa capacité à vivre de façon autonome dans un logement pérenne tout en ayant un moyen de subsistance. En conséquence, me concernant j’étais régulièrement amenée à échanger avec différentes institutions telles que le conseil départemental, le CCAS, le pole emploi, la mission locale, la CRAMIF ou encore la CAF. Ainsi, en travaillant en partenariat je me suis rendu compte de l’aspect fondamental de la communication dans ma pratique. Je l’ai surtout compris lors de la préparation à la sortie d’une résidente qui était hébergée par le CSAPA et qui avait obtenu un logement social. Pour ma part en tant que stagiaire assistante sociale, j’étais amenée à communiquer régulièrement avec le bailleur pour anticiper au mieux cet accession à la location, réaliser la demande d’aide au logement, mettre à jour les droits au niveau de la CAF et du RSA, réaliser le changement de domiciliation et surtout faire le lien avec le service social de secteur afin que Madame puisse bénéficier d’un accompagnement social De ce fait, la place de la communication orale et écrite était primordiale en vue de mieux accompagner la personne vers l’autonomie.


Enfin,  lors de mon stage de troisième année que j’ai réalisé dans un service social scolaire j’ai également été confrontée à la nécessité de structurer ma communication orale et écrite notamment dans le cadre des informations préoccupantes. En effet, l’assistant social et moi-même avons été informés par un professeur de la présence de marques sur un enfant. Après consultation par le médecin scolaire des suspicions de maltraitance étaient engagées et nous avions convoqué les parents qui ont reconnu les coups portés sur leur fils. De ce fait, me concernant j’ai expliqué aux parents que j’étais dans l’obligation de réaliser une IP tout en leur clarifiant les modalités de mises en place d’une évaluation et les droits de l’enfant. En parallèle j’ai dû adapter mon discours auprès d’eux en leur spécifiant que j’agissais dans l’intérêt de la famille en vue de leur apporter une aide éducative. Au-delà de cette communication j’avais également conscience que mon écrit relatif à l’IP ne devait pas comporter d’éléments subjectifs, malveillants ou jugeants. Ce en quoi mon référent m’a aidé à ciseler les informations que je pouvais délivrer de façon distancée. 
En définitive, au cours de ma formation DEASS j’ai intégré la place de la communication dans ses multiples modalités aussi bien au niveau du secret professionnel, que du travail partenarial et de la protection de l’enfance. 
Dans ce second temps, je tiens également à aborder dans le cadre de cette soutenance orale DPP avec vous la façon dont j’ai pu appréhender la relation d’aide tout au long de ma formation ainsi que les questionnements qui ont émergé vis-à-vis de la notion de distance dans le cadre des visites à domicile de la personne hébergée en CSAPA et du sens du premier accueil en service social scolaire. 


En CSAPA, de façon régulière j’étais amenée à rendre visite dans le lieu des personnes hébergées en appartements thérapeutiques. De ce fait ces VAD étaient un moment privilégié dans l’accompagnement puisqu’elles permettaient de rencontrer la personne dans son environnement et d’évaluer la façon dont elle avait investi le lieu. Au cours de certaines visites j’ai été interpellée par la proximité qui était parfois instaurée par le résident. En effet, il est arrivée que certains d’entre-eux m’accueillaient en me faisant les bises et en me tutoyant alors que cela ne se déroulait pas de cette manière au sein même de la structure. Au départ, je me suis interrogée quant à la posture que j’avais démontrée dans leur domicile en me demandant si je n’avais pas favorisé ce type d’acte qui me paraissait de prime abord familier. J’en ai parlé à ma référente assistante sociale qui m’a aidée à appréhender ces éléments en me faisant prendre conscience que certains publics avaient des codes différents et que la plupart était en situation de rupture quasi-totale de lien social de ce fait l’accueil qu’ils souhaitaient nous réserver se voulait chaleureux à leur manière. Par la suite j’étais au clair avec mon positionnement et la distanciation de certains affects des publics tout en ayant conscience que ce type de comportement est influencé par isolement, leur solitude ou leur envie de nous démontrer une certaine reconnaissance. A présent, dans ma future pratique professionnelle à l’issue du DEASS je serai à même de distinguer ce qui relève de ce cas de figure de ce qui a davantage trait à des stratégies de séduction qui peuvent mettre à mal le juste équilibre entre distance et proximité dans la relation d’aide. 


Par ailleurs, toujours dans le cadre de la relation d’aide, j’ai intégré la nécessité de proposer un accueil de qualité à la personne que j’allais recevoir en entretien. Je pense notamment au stage que j’ai réalisé dans un service social scolaire dans une école primaire. A ce titre, lorsque nous étions destinataires d’éléments inquiétants vis-à-vis d’un enfant il convenait de pouvoir me concernant adapter ma posture à celui-ci. En effet, autant avec les adultes j’ai progressivement appris à me positionner et engager la relation autant avec les enfants au départ j’hésitais quand la façon dont j’allais engager l’entretien. J’avais déjà une expérience auprès du fait de mon ancienne profession d’aide-soignante mais dans ce cadre-là l’intervention était différente. Pourtant rapidement en étant confrontée aux enfants j’ai pu parvenir à instaurer une relation avec eux ce qui a favorisé les échanges dans un contexte parfois difficile de protection de l’enfance. J’ai ainsi dès le premier accueil tenté au maximum de dédramatiser la situation en adaptant mon langage et mon discours à l’enfant, en lui posant des questions au départ anodines pour le rassurer, en lui proposant des confiseries afin qu’ils puissent s’apaiser. 
Je tiens à préciser pendant cette soutenance orale DPP que j’ai saisi le sens d’être vigilante quant à l’accueil proposé à un public jeune mais si je devais transposer cette attention aux adultes je tâcherai de les accueillir avec bienveillance car j’ai conscience que faire le pas vers le service social est éprouvant pour les usagers. En effet, souvent ces derniers n’ont pas forcément connaissance des services sociaux et nous sollicitent en dernier recours lorsque la situation est déjà sinistrée. De ce fait, j’ai à cœur d’intégrer dans ma pratique professionnelle auprès d’eux une attitude facilitatrice favorisant l’échange, la relation d’alliance, l’écoute et le soutien
Pour conclure cet oral DPP à l’issue de ces trois années de formation DEASS j’ai pu construire et affiner mon identité professionnelle à travers un positionnement qui a sans cesse été questionné au cours des situations. A présent, je pense être en capacité de pouvoir apporter aux publics une aide et un soutien leur permettant de pouvoir résoudre leurs problématiques tout en parvenant à l’autonomie. En parallèle et forte des questionnements éthiques qui ont découlé notamment au regard du partage d’informations à caractère secret ainsi que de la distanciation avec les publics je serai fortement vigilante dans ma future pratique d’assistante sociale. Enfin, j’ai conscience de devoir progresser sur certains versants de la profession et notamment celui du langage professionnel que je dois sans cesse améliorer tout au long de ma carrière. 


Concernant mes perspectives professionnelles, en cas de réussite au DEASS et en tant que boursière contre engagement d’un département d’ile de France je serai amenée à intégrer le premier août de cette année un service social polyvalent de secteur. Cette première expérience en tant que jeune professionnelle me permettra de développer mon identité et de mettre en pratique le plus largement possibles connaissances acquises en formation. 

J’espère que cet exemple d’oral DC1 ASI/ISIC vous a aidé. A noter qu’il est valable également pour les étudiants en DECESF.

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