Exemple d’ISIC diagnostic avec proposition d’actions

Vous êtes nombreux à m’avoir sollicité pour des conseils quant à la rédaction d’une ISIC sous forme d’un diagnostic avec proposition d’actions sur le thème des vacances en famille au DPP et rapport de stage. Que vous soyez en formation assistant social ou DECESF vous êtes régulièrement amenés à traiter de cette thématique surtout lors des stages que vous réalisez en centre social, CAF ou service social polyvalent de secteur. C’est pourquoi j’ai tenu à répondre à vos demandes en vous présentant une ISIC vacances en famille. Il s’agit d’un écrit d’une étudiante qui m’a sollicité pour une aide à la rédaction de son DPP et qui a eu une excellente note ! 
Si vous recherchez une méthodologie pour l’exposé oral DC1/DC2 je vous invite à consulter cet article : 5 conseils pour réussir la soutenance orale au DEASS et DECESF

COACHING CESF/DEASS : BESOIN D’AIDE POUR VOTRE ASI ? VOTRE ISIC ? VOTRE DOSSIER D’ANALYSE PARTENARIALE ? VOTRE MÉMOIRE ? VOS PRÉSENTATIONS ORALES ?


EXEMPLE COMPLET D’UNE ISIC AU DEASS et DECESF : UN DIAGNOSTIC AVEC PROPOSITIONS D’ACTIONS

1)Introduction de l’ISIC

J’ai effectué mon stage de troisième année au sein d’un Conseil Départemental et plus précisément dans un service social polyvalent de secteur. Avec l’aval de la responsable du territoire du site qualifiant et la chef d’équipe, nous avons décidé l’équipe et moi-même de mettre en place une intervention sociale d’intérêt collectif sur le départ en vacances des familles accompagnées par le service. 

2)Présentation du site qualifiant

2.1 Le contexte institutionnel

Le Conseil Départemental est l’assemblée qui gère la vie locale du département. Depuis les lois la loi de décentralisation de 1982/1983, les compétences transférées au Conseil Départemental comprennent l’action sociale, le transport, la voirie, le développement, l’économie, l’insertion. Par la suite, un tournant constitutionnel dénommé l’acte II de la décentralisation est mis en œuvre à travers la loi du 13 aout 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.  Ce sont ainsi de nouvelles prérogatives qui sont confiées à cette collectivité territoriale tout en renforçant certains domaines de compétences en l’amenant à devenir notamment chef de file de l’action sociale. Le Conseil Départemental se décline ainsi en plusieurs directions, celle à laquelle est rattaché le service social départemental est la Direction de la Vie sociale, chargée de la solidarité.

2.2 Cadre et spécificités de la structure d’accueil

Le Service Social Départemental (SSD) participe aux missions du Conseil Départemental en lien avec les autres services du département à savoir l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et la Protection Maternelle et Infantile (PMI). Ses missions sont essentiellement centrées sur l’accès aux droits sociaux, l’insertion des personnes, la prévention éducative et la protection de l’enfance et des adultes vulnérables (public âgé ou en situation de handicap). Afin de répondre de façon adaptée aux besoins de la population, le SSD organise ses modalités d’intervention en réseau avec un partenariat très diversifié  tel que le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), les Caisses d’Allocations Familiales (CAF), la Caisse National d’Assurance Vieillesse (CNAV), la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) ainsi que toutes les associations présentes sur le territoire.
L’antenne sociale au sein de laquelle j’ai effectué mon stage se trouve en région parisienne sur un territoire situé au Nord-Ouest de Paris. Selon l’INSEE la ville qui compte 104189 habitants se découpe en six quartiers dont trois se situent en zones urbaines sensibles (ZUS) et regroupent un nombre important de logement sociaux. La population est majoritairement jeune, la tranche d’âge la plus élevée est située entre 20 et 39 ans (31% de la population).Le niveau d’études des 20-39 ans est faible, 30% ont un niveau CAP et 28% un niveau brevet. 


3 Présentation de l’équipe et les missions de l’assistant de service social

Pour assurer l’ensemble de ses missions, l’équipe du SSD encadrée par une responsable d’équipe, est composée de trois secrétaires chargées de la pré-évaluation, d’un agent d’insertion, de deux conseillères en économie sociale et familiale CESF et de sept assistantes de service social. Cette antenne gère trois quartiers de la ville.Les travailleurs sociaux du SSD apportent à la population du territoire une écoute, des informations ainsi qu’une orientation vers les structures pouvant répondre à la problématique repérée. En parallèle, ils participent à l’assainissement des situations en réalisant des diagnostics sociaux, de l’aide à la gestion budgétaire, de l’évaluation globale suite à des mandatements dans le cadre des dispositifs légaux (prévention des expulsions, information préoccupante, contractualisation au titre du Revenu de Solidarité Active). Enfin, les travailleurs sociaux sont amenés à accompagner un grand nombre de personnes âgées en situation de dépendance ou de publics porteurs de handicap afin de les soutenir dans leur autonomie ou en vue de les protéger au niveau juridique. Toutes ces modalités sont mises en place aussi bien au niveau individuel que collectif. 


II Les constant ayant favorisé l’émergence de l’ISIC

L’accès aux loisirs et notamment aux vacances s’est surtout développé à partir des années 1940 sous l’impulsion du front populaire qui a mis en lumière la nécessité pour les personnes de pouvoir disposer de davantage de temps libre. Chez les familles, le départ en vacances est une période de l’année favorisant les moments d’épanouissement, de socialisation et de rupture avec les difficultés parfois rencontrées au quotidien. Malgré une forte influence de la société de consommation poussant les individus à partir en vacances il s’avère que les effets de la crise ont accentué le taux de non départ, notamment pour les publics les plus modestes. En effet, 47% des foyers les plus pauvres partaient en vacances en 2007 contre 40% en 2013 selon le CREDOC. Des personnes sont ainsi de plus en plus exclues de cette forme de loisirs et le non départ aux vacances est alors un facteur d’exclusion. Cela s’explique essentiellement par le fait qu’elles ont modifié leurs habitudes de consommation en raison de la crise qui, en impactant le pouvoir d’achat, pousse à privilégier le paiement des charges incompressibles d’abord et la satisfaction des besoins vitaux ensuite. Le départ en vacances n’est ainsi plus une priorité face aux difficultés rencontrées dans la vie quotidienne. 
En parallèle, le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication avec la présence dans la majorité des ménages de la télévision, de l’ordinateur, du téléphone portable et d’internet a également  instauré une pratique de la consommation de loisirs « passive » favorisant le repli sur soi et des modes d’échanges virtuels. Ainsi, il existe une rupture avec les fondamentaux du départ en vacances et ce qu’il induit en termes de renforcement des liens sociaux, de la découverte de l’environnement extérieur et de l’enrichissement culturel. 
C’est pourquoi, la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions inscrit les vacances et les loisirs comme un objectif national et invite l’État et les collectivités territoriales à s’investir sur cette problématique.En 2015, l’agglomération Argenteuil-Bezons a fait un diagnostic sur les difficultés sociales et économiques rencontrées par les habitants d’Argenteuil. Le taux de chômage de ces derniers s’élève à 16 % et leurs revenus médians annuels sont  inférieurs à la moyenne nationale. Les travaux réalisés ont également mis en évidences des facteurs expliquant les freins à l’accès aux vacances autres que les difficultés économiques des populations. En effet, à l’issue de la promulgation de la loi de 1998 et de son volet « loisirs et culture » le département a fait le choix de développer des actions dans le cadre du Plan Stratégique Départemental d’Insertion (PSDI) en contractualisant avec des partenaires institutionnels (Caisses d’Allocations Familiales, service communal) et associatifs (organismes caritatifs, centre social, association culturelle). En parallèle, les politiques de la Ville ont été réformées en 2014 dans le département  afin de recentrer sur les territoires les plus en difficultés des initiatives favorisant l’intégration citoyenne. En ce sens, des dispositifs tels que « Ville-Vie Vacances » mettent à disposition des fonds aux institutions pour permettre l’accès aux loisirs et aux vacances. 
Pourtant, il a été constaté des freins au départ au cours du diagnostic réalisé. Ainsi, au-delà du manque de ressources des familles nous pouvons poser l’hypothèse que l’isolement, les habitudes organisationnelles et le repli sur soi peuvent expliquer ce phénomène


III Recueil de données ayant favorisé le contexte d’émergence de l’ISIC

J’ai constaté au cours de mon stage DEASS que le sujet du départ en vacances était peu abordé en entretien individuel. En échangeant avec les professionnels du SSD ainsi qu’avec des usagers j’ai pu mettre en évidence plusieurs indicateurs permettant de comprendre pourquoi cette thématique ne faisait pas forcément partie des axes d’intervention inscrits dans l’accompagnement social à savoir : 

  • -Les modalités d’accueil du public et la configuration du traitement de la demande : les travailleurs sociaux expliquent que le rythme des rendez-vous est soutenu, ils reçoivent en moyenne quinze personnes par semaine et traitent essentiellement les besoins prioritaires et les urgences « j’interviens sur un secteur très sinistré, les personnes que je reçois me sollicitent essentiellement pour des ruptures alimentaires ou d’hébergement, les vacances ce n’est pas du tout la priorité dans ces conditions [une CESF] ».
  • -Des pratiques professionnelles jugées inclusives par certains professionnels qui me disent ne pas suffisamment faire appel aux ressources permettant l’accès aux vacances et de façon générale aux loisirs « c’est vrai que j’aborde peu les départs en vacances en entretien. Sincèrement je n’y pense pas car on a tellement de demandes à gérer que je pallie le plus urgent. Mais il y a des parents qui viennent me voir pour être aidés au paiement des départs en classes de découverte par exemple organisées par les écoles et là je sollicite l’ASE. Du coup les enfants partent mais pas avec leurs parents [une assistante sociale] ». 
  • -Un ancrage durable ou récent du non départ en vacances exprimé par certains adultes reçus en entretien « ça fait des années que je ne suis pas partie en vacances. Même quand j’étais petite je ne partais pas avec mes parents. Je préfère assurer le nécessaire ici plutôt que partir m’endetter [un usager] » ; « Avant je partais tous les ans en vacances, on arrivait à économiser et partir mais là c’est devenu impossible financièrement. J’ai l’impression que tout a augmenté et plus les enfants grandissent plus ils ont des besoins. J’essaye pendant les vacances scolaires de les faire partir chez mes parents à la campagne, ce n’est pas très loin mais au moins ils peuvent vivre des moments en dehors du quartier [un usager] ». 
  • -Une méconnaissance des droits existants et des initiatives permettant l’accès aux vacances a été relevée par la responsable du service «Il existe des aides financières qui permettraient aux familles de partir en vacances. Mais elles ne sont pas suffisamment mobilisées. Au niveau du département, l’ASE peut participer à un projet de ce type à travers l’attribution d’une participation au paiement si cela est fait dans le cadre d’un montage financier avec les aides de la CAF, du CCAS, des associations caritatives, l’ANCV et les chèques vacances etc. Je pense que même si les moyens financiers des publics sont limités il existe des freins plus profonds qui expliquent le non départ en vacances ». 

A l’issue de ces premières données recueillies auprès des usagers, de ma référente assistante sociale et des professionnels du service j’ai souhaité investiguer au niveau territorial et notamment auprès du centre social de la commune qui intervient dans un cadre de proximité auprès des habitants et qui organise un grand nombre d’activités culturelles et de loisirs. J’ai ainsi contacté, avec l’accord de ma référente terrain, la coordinatrice du secteur « familles et loisirs » afin d’échanger autour de la thématique de l’accès aux vacances. Celle-ci m’a fait part de plusieurs éléments : «Dans le centre social on organise des sorties essentiellement dans le département ou la région. Sinon, on propose des activités au cœur du quartier pour favoriser le lien social entre les habitants. On sait que la plupart n’osent pas dépasser les murs du quartier en allant ailleurs. On a déjà essayé de proposer des sorties à Paris ou même à Deauville mais les parents et essentiellement les femmes expliquent qu’il n’est pas possible pour elles de partir toute une journée par rapport à l’organisation de leur vie au domicile ou de leur travail et du mode de garde des enfants en bas âge. Il n’y a pas que le problème de l’argent, des moyens financiers on peut en trouver. Mais il y a des obstacles d’un autre niveau, comme si les parents ne s’autorisaient pas à participer à ces « parenthèses ». En revanche, les enfants sont participent à ces activités en général. Mais nous ce qu’on cherche c’est de faire participer l’ensemble de la famille dans une cohésion intergénérationnelle ». 
Enfin, j’ai rencontré une Conseillère en Economie Sociale et Familiale (CESF) exerçant à la CAF dans le cadre d’une journée d’information en lien avec le dispositif RSA qui a relevé que « la CAF du fait d’un manque de moyen et de la nécessité de recentrer le suivi des bénéficiaires vers une insertion professionnelle a suspendu les actions collectives liées à l’accès à la culture et les loisirs dont les départ en vacances. A présent, tout repose sur les « bons CAF » permettant le financement de séjour conventionné basé sur le quotient familial. Mais si nous n’informons pas les allocataires sur l’existence de ces prestations et la façon dont on recherche les formules hôtelières conventionnées il sera compliquée pour les familles de se projeter vers un tel projet  et elles abandonneront»


IV Analyse des informations permettant la mise en place d’une ISIC

Le traitement des données recueillies à mis en évidence plusieurs indicateurs permettant de mieux saisir ce qui explique que la population accueillie au SSD n’accède pas aux vacances. Dans un premier temps, la majorité des usagers s’accordent à dire que le frein économique est réel et qu’il est difficile de pouvoir épargner et se projeter vers un départ en vacances. De ce fait, leur principale demande lorsqu’ils sollicitent le SSD ne concerne pas cette thématique. Cependant je me suis rendu compte qu’il s’agit d’un phénomène beaucoup plus complexe qui ne repose pas uniquement sur l’aspect financier. En effet, les liens faits au cours du recueil de données avec les professionnels du service ont permis de mesurer que les situations sociales sont tellement préoccupantes que la priorité est donnée au traitement de l’urgence au détriment d’une perspective plus globale d’accès à la culture et aux loisirs. Pourtant, des ressources existent et ne sont pas suffisamment mobilisées. En effet, l’offre partenariale décrite par la responsable du SSD semblerait pouvoir permettre un accès aux vacances pour les familles dans l’incapacité de partir par leurs propres moyens. 
Par ailleurs, l’investigation menée auprès de la CAF a démontré que les professionnels de cette institution du fait d’une restructuration de leur mission et d’un recentrement des actions d’insertion en lien avec le RSA ne proposent plus sur le territoire des actions collectives d’information concernant le départ en vacances. De ce fait, le public auparavant sensibilisé par la CAF n’a plus connaissance des mesures leur permettant de préparer et d’anticiper ce type de projet. Cela dénote de la part des institutions en général la nécessité, au vu des situations qui se complexifient, de concentrer leurs missions vers des impératifs d’insertion professionnelle au détriment de l’affiliation sociale. En parallèle, j’ai également compris qu’au-delà d’un manque d’informations concernant les aides existantes, des causes plus profondes existent chez ces familles et concernent le manque de « capital culturel vacances ». En effet, hormis les aspects financiers, les personnes qui n’ont jamais ou très peu eu accès aux vacances rencontrent des freins à s’organiser par leurs propres moyens. Elles ne maitrisent pas toutes les contraintes liées à l’organisation matérielle, les formules de vacances et ce qu’elles recouvrent en termes de besoins. Les publics sont également insécurisés à l’idée de quitter leur environnement qui les rassurent. C’est pourquoi j’évalue que la mise en place d’une action collective et partenariale au sein du territoire en associant les habitant permettraient de lever les freins psychologiques au départ tout en les informant des possibilités matérielles qui existent et permettraient de concrétiser ce projet. C’est dans ce contexte que l’idée de créer cette ISIC a émergé en lien avec le centre social de la commune parce que aussi bien cette dernière que le SSD sont des lieux de proximité au cœur de du quotidien des habitants. 

V Les objectifs poursuivis en faveur de l’ISIC

La mise en place d’un projet global de type collectif favoriserait une évolution aussi bien au niveau des familles que chez les travailleurs sociaux. En effet, j’ai identifié un constat partagé chez les professionnels des différentes institutions citées précédemment à savoir les difficultés d’accès aux vacances chez les familles de la commune. En ce sens, il convient de définir des modalités de travail permettant de répondre à un objectif général qui est la construction avec les habitants d’un projet de départ vacances tout en favorisant les temps en famille et non de façon clivée comme cela a pu être repéré. 
Les effets attendus chez les familles se situent autour de trois niveaux. Le premier étant de favoriser le lien social entre les habitants permettant une cohésion plus forte et un sentiment d’appartenance à l’environnement développé chez les personnes. Ainsi, ce type d’initiative permettrait une démarche d’échange, de créations de proximité et de solidarité en rupture avec un isolement ou un repli sur soi constatés. Le deuxième repose sur un soutien à la parentalité dans un contexte de loisirs en accompagnant les familles vers les différentes étapes jalonnant le quotidien en vacances. En effet, j’ai pu évaluer que les parents et les enfants partagent peu de moments entre-eux et encore moins à l’extérieur du domicile du fait des freins à la culture et de l’indisponibilité des parents face à leur obligations domestiques ou professionnelles. En effet, lorsque les adultes travaillent, ils ne disposent que peu de moments pour se retrouver en famille c’est pourquoi un départ en vacances favoriserait ces instants de partage et de renouvellement entre les membres de la cellule familiale.Le troisième objectif attendu est celui de la revalorisation des personnes qui participent à ce projet. En les impliquant et en leur démontrant qu’elles disposent de compétences et de ressources permettant la construction d’un projet pour elles mais aussi pour les autres favoriserait un regain d’estime de soi chez des personnes pour qui celle-ci a parfois été mise à mal dans leur parcours de vie. 
Concernant les professionnels de formation assistant social et CESF, les attendus  de ce diagnostic d’ISIC sont multiples et concernent tout d’abord l’opportunité d’élever leur niveau de connaissances sur les dispositifs d’aide au départ en vacances. En effet, Il existe ainsi un niveau d’information inégal chez les professionnels qui permet de confirmer un besoin d’amélioration déploré par un grand nombre d’acteurs du service. Puis, un autre objectif lié à cette action collective concerne l’enrichissement mutuel via la mutualisation entre les services. Celui-ci passerait par un partage constructif des difficultés repérées et de la façon dont il est possible d’y répondre. Je peux supposer qu’à l’issue des échanges, une profusion d’initiatives pourrait émerger et développer ce projet vacance. Par ailleurs, une harmonisation des pratiques entre les CESF et les assistantes sociales pourrait découler de cette intervention d’intérêt collectif en raison de la confrontation des idées et des rencontres ce qui inciterait les professionnels à davantage chercher à se connaitre et à partager des informations communes à délivrer aux publics. En effet, j’ai constaté que ces derniers sont dans l’obligation de multiplier les rencontres avec les services et que par moment les éléments qui leur sont transmis ne sont pas équivalents. De ce fait, si les acteurs institutionnels formalisaient leurs échanges en un référentiel unique, les usagers pourraient davantage se projeter dans les démarches administratives à réaliser et les ressources à solliciter.Enfin, dans le cadre de ce projet de diagnostic d’ISIC le fait de pouvoir identifier les aides qui existent permettraient aux professionnels, en récoltant les opinions des habitants, de porter un regard critique sur les dispositifs et de proposer des pistes d’amélioration sur la base d’une connaissance plus fine de cette thématique. 


VI Hypothèses de travail avant la mise en place de l’ISIC (les propositions d’actions)

La démarche de projet à visée collective se déclinerait en plusieurs étapes à travers la mise en oeuvre de proposition d’action suite au diagnostic ISIC réalisé. La première consisterait en une réunion interinstitutionnelle avec les acteurs de proximité du territoire à savoir le ssd, le centre social, le service jeunesse et un référent CAF délégué à l’accompagnement des habitants dans le cadre de la sectorisation. Ainsi, cette rencontre permettrait d’échanger entre professionnels de toute institution ainsi qu’avec les CESF et assistantes sociales du SSD autour des informations dont chacun dispose en mutualisant les expériences déjà réalisées et en formalisant une feuille de route. Puis, il serait possible de mettre en place un « forum vacances » sous forme de stand où seront représentés les différents acteurs concourant à la possibilité de favoriser le départ en vacances. Afin d’attirer le plus grand nombre d’habitant nous mettrons en place des outils de communications. Ainsi, cet espace se déroulerait en soirée ou un samedi matin afin de sensibiliser davantage d’habitants. Suite à ce forum nous proposerons une inscription à destination des parents souhaitant participer à un tel projet en organisant une rencontre entre eux et les professionnels. Au cours de celle-ci nous leur expliquerons les possibilités qui existent en vue d’un départ, nous leur demanderons également les endroits où ils aimeraient aller et à quelle période. La préoccupation principale est qu’ils puissent prendre une part active à cette organisation en étant forces de propositions. 
En fonction de la situation des familles nous allons également élaborer des montages financiers et des orientations leur permettant de pouvoir financer ce séjour. Enfin, nous formaliserons des indicateurs d’évaluation du projet permettant de réajuster les différentes étapes si besoin.

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